La filtration tangentielle (TFF), également appelée filtration en flux croisé (CFF), représente une technologie émergente ces dernières décennies pour le déshydratation, l’isolement et la concentration des produits d’intérêt (par ex. biomolécules, métabolites et cellules) issus des bioprocédés. La filtration tangentielle consiste en le passage de l’alimentation du produit parallèlement à la surface de l’élément/membrane filtrante [1]. La plupart des bioprocédés utilisent des agents tensioactifs pour réduire la formation de mousse, largement connus sous les noms d’anti-mousses, démoussants ou agents anti-mousse.
Ces agents peuvent être de différentes natures selon leur composition, les anti-mousses à base de silicone, d’huile ou de glycol étant des exemples courants. En général, les principaux critères pour sélectionner le bon anti-mousse sont son efficacité à faible dose, sa biocompatibilité et son coût. Néanmoins, le choix doit également prendre en compte le type de procédé aval utilisé afin d’éviter les problèmes d’encrassement et la formation de sous-couches de particules. Dans le cas contraire, cela réduirait le rendement de filtration, impactant négativement le flux (c.-à-d. les temps d’opération), les coûts de production, le nettoyage, la maintenance et la conception optimale de l’unité de filtration [2].